<< // vendredi sai... またもや、金曜日。 >>
聖週間の聖金曜日に。
こんにち、2018年3月30日は西方教会の典礼暦において聖金曜日。午後3時にイエスさまが息を引き取られる日です。ご復活は明日土曜日の日没後。なので、今週はカトリック教¨会では「Semaine Sainte 聖週間」と呼ばれ、連日、教会聖堂でなんだかの儀式が執り行われているという超多忙さなのです。

そんな一年で最も忙しい数日に重なるように、先週金曜日に南仏に近いカルカッソンヌでテロ事件があり、4名の男性が命を落とされました。うち一人は共和国憲兵隊の隊員でしたので、先の水曜にパリのアンヴァリッド(ココの聖ルイ聖堂は共和国軍教区の司教座)の内庭で国葬(これは無宗教ね)が執り行われました。殉職した憲兵隊隊員さんは中佐から大佐に昇級され、おレジオン・ドヌール勲章が与えられました。死と引き換えの昇級やら叙勲って毎度、私の胸中は複雑になります。だって、霊魂はそんなことなどまったくかんけーねーところに行っちゃっているのに、こういうことは遺族や知人、友人への慰めなのかしらねぇ。

で、その国葬から一夜明け、大佐となられたアルノ・ベルトラム Arnauld Beltrame 氏の棺は再びカルカッソンヌに運ばれ、カルカッソンヌにある司教座聖堂で葬儀ミサが執り行われました。(他のテロの犠牲となった市民三名については昨日、地元の聖堂で葬儀ミサがありました)。と、これまた、軍人さんと市民では共に生命を失ってもこんだけ葬儀が違うのね、とおべんきょ。

昨日の、カルカッソンヌでのベルトラム大佐の葬儀ミサのお説教は以下のとおり。

HOMÉLIE DES FUNÉRAILLES
du colonel Arnaud Beltrame (18 avril 1973 - 24 mars 2018)
Jeudi saint, 29 mars 2018. Cathédrale Saint-Michel de Carcassonne1.
En cette cathédrale, en présence de tant de personnalités civiles et militaires, après un hommage national rendu à un héros qui fait l'admiration de tous, et en présence de sa dépouille, il aurait sans doute convenu qu’un évêque prêchât. Mais en ce jour où fierté et douleur habitent nos cœurs, où Espérance et deuil cherchent un chemin de conciliation, tout semble bouleversé. Vous savez ma présence aux côtés du colonel avec sa fiancée et déjà civilement son épouse, il y a cinq jours, à l'hôpital. Nous étions réunis tous les trois comme pour leur mariage que je devais bénir bientôt, et c'est l’ultime onction du sacrement des malades que nous avons célébrée à la place. J'aurais dû prêcher dans deux mois la joie du mariage du colonel Arnaud Beltrame avec Marielle et me voici contraint de dire la gravité de ses funérailles.
Un fils, un frère, un mari, un officier, un Français, un enfant de Dieu, un héros est mort. Son corps est séparé de son âme depuis l'aube du samedi 24 mars. Il fut blessé affreusement par un terroriste vendredi, à l'heure où le Christ offrait sa vie pour nous sur la Croix. Ce corps, chère Marielle, que vous avez aimé et qui vous a chéri, ce corps qui est aujourd'hui honoré du drapeau tricolore ne pourra plus vous prendre dans ses bras. Arnaud ne pourra pas vous demander, le 9 juin prochain, si vous acceptez de devenir son épouse par le sacrement de mariage. Mais cette tragédie, comme le Vendredi Saint que nous allons célébrer demain, n’est pas le fin mot de cette histoire cruelle. Elle se pare déjà des couleurs de l’aube pour conduire Arnaud à la gloire de Pâques, à l’espérance radieuse de la résurrection.
Alors Seigneur, soyez loué pour la force que vous aviez mise en ce cœur d'homme et d'officier. Soyez loué pour don de la foi catholique qui a été pour Arnaud une redécouverte émerveillée. Il avait 36 ans lorsqu’il reçut pour la première fois votre Présence réelle dans la sainte communion et votre don de force dans le sacrement de confirmation. Il n'a jamais caché depuis la joie de sa foi retrouvée. Oh certes, comme nous tous, il a pu faire des erreurs dans sa vie, mais il demandait toujours pardon à ceux qu'il avait pu heurter.
Soyez loué enfin Seigneur de lui avoir permis d’aimer jusqu'à l'extrême (Jn 13, 1). Car « Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15, 13) comme nous l'a appris votre divin Fils Jésus. Le colonel savait le risque qu'il prenait en se livrant comme otage au fanatique. Il l'a fait pour sauver une vie, plusieurs peut-être, et parce que tel était son engagement, de gendarme et de chrétien, allant jusqu’au bout de ses convictions.
Il a offert sa vie pour que s'arrête la mort. La croyance du djihadiste lui ordonnait de tuer. La foi chrétienne d'Arnaud l'invitait à sauver, en offrant sa vie s'il le fallait. Seigneur, vous lui avez donné la grâce de le réaliser exactement une semaine avant la célébration de votre Passion. Vous nous avez livré l'exemple absolu en guérissant nos âmes par vos blessures (cf Is 53, 4-5). Vous avez alors proposé le salut à tous les hommes et aussi à cet assassin. Faites-lui miséricorde, Seigneur. Il ne savait pas la gravité de son geste fanatique. Il pensait même vous plaire en tuant.
Où est Arnaud maintenant : au Ciel, au purgatoire ou, comme le pensent les partisans de son meurtrier, en enfer ? Voici un secret qui n'appartient qu'à Dieu. Son sacrifice l'a certes configuré au Christ, mais prions pour ce héros. Prions aussi pour les autres victimes ; prions même pour leur assassin.
Ma chère Marielle, c'est à vous que je veux maintenant m'adresser. Je sais combien Arnaud vous a aimée. Ce viril soldat, cet officier d'élite était avec vous galant, délicat et prévenant. Il était mûr pour s'engager dans un mariage heureux et indissoluble, fidèle à sa foi catholique. Il avait découvert avec joie Luigi et Maria Beltrame, le premier couple honoré par l’Église comme bienheureux, tels de possibles et lointains cousins. Il s'est préparé au mariage avec un sérieux qui force mon admiration et dont témoigne la superbe déclaration d'intention qu'il m'a envoyée quatre jours avant l'attentat.
L'offrande héroïque et libre de sa vie, les innombrables prières et messes qui sont lancées au Ciel du monde entier pour lui, le sacrement des malades, et la bénédiction à l'article de la mort que j'ai pu lui offrir à l’hôpital, peuvent vous donner l'espérance ferme de son bonheur éternel. Ces dernières prières furent alternées avec vous, alors que vous teniez la main d'Arnaud, scellant à jamais en Dieu, votre amour et la communion de vos âmes.
Alors, écoutez ces mots qu'il aurait pu vous adresser, chère Marielle, et nous dire à tous :
« Ne pleure pas si tu m'aimes ! Si tu savais le don de Dieu et ce que c'est que le Ciel ! Si tu pouvais d'ici, entendre le chant des Anges et me voir au milieu d'eux ! Si tu pouvais voir se dérouler sous tes yeux les horizons et les champs éternels, les sentiers où je marche !
Si, un instant, tu pouvais contempler, comme moi, la Beauté devant laquelle toutes les beautés pâlissent ! Quoi ! tu m'as vu, tu m'as aimé dans le pays des ombres, et tu ne pourrais ni me revoir, ni m'aimer encore dans le pays des immuables réalités ?
Crois-moi, quand la mort viendra briser tes liens comme elle a brisé ceux qui m'enchaînaient, et quand un jour que Dieu connaît et qu'il a fixé, ton âme viendra dans le Ciel où l'a précédée la mienne, ce jour-là, tu reverras celui qui t'aimait et qui t'aime encore, tu en retrouveras les tendresses épurées.
A Dieu ne plaise qu'entrant dans une vie plus heureuse, infidèle aux souvenirs et aux joies de mon autre vie, je sois devenu moins aimant ! Tu me reverras donc, transfiguré dans l'extase et le bonheur, non plus attendant la mort, mais avançant d'instant en instant, avec toi qui me tiendras la main, dans les sentiers nouveaux de la Lumière et de la Vie... Alors, essuie tes larmes et ne pleure plus, si tu m'aimes2. »
Chère Marielle, la fécondité de votre amour se mesure déjà dans les incroyables témoignages venus du monde entier depuis quelques jours, de tous ceux qui ont été émus et fortifiés dans leur foi par le sacrifice d’Arnaud. Voici vos enfants. Bien sûr, en ce jour de larmes, pareille épreuve est infiniment mystérieuse. Mais vous n’êtes pas seule. Dieu pleure avec vous, comme il a pleuré devant le tombeau de Lazare (Cf. Jn 11, 35) !
Et puis, regardez ! Vous êtes entourée par une immense compassion de tout un peuple, unanime à admirer le geste du colonel et à comprendre l'immensité de votre douleur ; une foule gonflée d'espérance dans le message que son sacrifice offre à la France. L'héroïsme est possible. Notre pays en a besoin pour être sauvé de la médiocrité de l'individualisme qui blessait son cœur de gendarme.
C'est à nous tous enfin qu'il s'adresse. Sa quête spirituelle tardive, j'en suis témoin, lui a montré que tout ce qui n'est pas de l’éternité retrouvée est du temps perdu3. Le monde qu'il a quitté privilégie l'urgent sur l'essentiel. Retrouvons comme lui l'urgence de l'essentiel4.
Dans leur maison, bénie le 16 décembre dernier, Arnaud et Marielle avaient réservé une pièce pour en faire un oratoire où ils priaient en couple. Alors je vous en supplie, frères et sœurs, à l’approche de Pâques, veillez dans la prière !
Arnaud, Marielle et moi avions partagé qu'on ne triomphe pas d'une idéologie avec seulement des armes et des ordinateurs. On la terrasse avec des convictions spirituelles. La foi catholique qu'il a redécouverte, les merveilles chrétiennes de l'histoire de France qui le passionnaient, sont le meilleur bouclier contre la folie des croyances assassines qui tuent et veulent tuer encore.
Mais soyons persuadés que ce combat spirituel se gagne avec la charité et non avec la haine. « Au soir de notre vie, nous serons jugés sur l'amour5 » que nous aurons donné ou au contraire sur l'égoïsme, la colère et l'orgueil que nous aurons mis en toutes choses. Alors, puissent les soldats qui risquent leur vie avec courage pour la défense de la France, et nos concitoyens, en ces années troubles de notre histoire, être des instruments de la paix.
Comme Arnaud et avec lui, là où est la haine, mettons l'amour. Là où est l'offense, mettons le pardon. Là où est la discorde, mettons l'union. Là où est l'erreur, mettons la vérité. Là où est le doute, mettons la foi. Là où est le désespoir, mettons l'espérance. Là où sont les ténèbres, mettons la lumière. Là où est la tristesse, mettons la joie.
Que chacun ne cherche pas tant à être consolé qu'à consoler, à être compris qu'à comprendre, à être aimé qu'à aimer. Car c'est en se donnant que l'on reçoit, c'est en s'oubliant qu'on se retrouve soi-même, c'est en pardonnant que l'on obtient le pardon, c'est en mourant que l'on ressuscite à la Vie éternelle6.
Vivons cela, et le sacrifice admirable du colonel Beltrame n'aura pas été un feu de paille émouvant, mais l'étincelle d'une renaissance ; alors la France, qu'il a servie avec passion dans la gendarmerie, cheminera vers la paix. Ainsi soit-il !
Un fils, un frère, un mari, un officier, un Français, un enfant de Dieu, un héros est mort. Son corps est séparé de son âme depuis l'aube du samedi 24 mars. Il fut blessé affreusement par un terroriste vendredi, à l'heure où le Christ offrait sa vie pour nous sur la Croix. Ce corps, chère Marielle, que vous avez aimé et qui vous a chéri, ce corps qui est aujourd'hui honoré du drapeau tricolore ne pourra plus vous prendre dans ses bras. Arnaud ne pourra pas vous demander, le 9 juin prochain, si vous acceptez de devenir son épouse par le sacrement de mariage. Mais cette tragédie, comme le Vendredi Saint que nous allons célébrer demain, n’est pas le fin mot de cette histoire cruelle. Elle se pare déjà des couleurs de l’aube pour conduire Arnaud à la gloire de Pâques, à l’espérance radieuse de la résurrection.
Alors Seigneur, soyez loué pour la force que vous aviez mise en ce cœur d'homme et d'officier. Soyez loué pour don de la foi catholique qui a été pour Arnaud une redécouverte émerveillée. Il avait 36 ans lorsqu’il reçut pour la première fois votre Présence réelle dans la sainte communion et votre don de force dans le sacrement de confirmation. Il n'a jamais caché depuis la joie de sa foi retrouvée. Oh certes, comme nous tous, il a pu faire des erreurs dans sa vie, mais il demandait toujours pardon à ceux qu'il avait pu heurter.
Soyez loué enfin Seigneur de lui avoir permis d’aimer jusqu'à l'extrême (Jn 13, 1). Car « Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15, 13) comme nous l'a appris votre divin Fils Jésus. Le colonel savait le risque qu'il prenait en se livrant comme otage au fanatique. Il l'a fait pour sauver une vie, plusieurs peut-être, et parce que tel était son engagement, de gendarme et de chrétien, allant jusqu’au bout de ses convictions.
Il a offert sa vie pour que s'arrête la mort. La croyance du djihadiste lui ordonnait de tuer. La foi chrétienne d'Arnaud l'invitait à sauver, en offrant sa vie s'il le fallait. Seigneur, vous lui avez donné la grâce de le réaliser exactement une semaine avant la célébration de votre Passion. Vous nous avez livré l'exemple absolu en guérissant nos âmes par vos blessures (cf Is 53, 4-5). Vous avez alors proposé le salut à tous les hommes et aussi à cet assassin. Faites-lui miséricorde, Seigneur. Il ne savait pas la gravité de son geste fanatique. Il pensait même vous plaire en tuant.
Où est Arnaud maintenant : au Ciel, au purgatoire ou, comme le pensent les partisans de son meurtrier, en enfer ? Voici un secret qui n'appartient qu'à Dieu. Son sacrifice l'a certes configuré au Christ, mais prions pour ce héros. Prions aussi pour les autres victimes ; prions même pour leur assassin.
Ma chère Marielle, c'est à vous que je veux maintenant m'adresser. Je sais combien Arnaud vous a aimée. Ce viril soldat, cet officier d'élite était avec vous galant, délicat et prévenant. Il était mûr pour s'engager dans un mariage heureux et indissoluble, fidèle à sa foi catholique. Il avait découvert avec joie Luigi et Maria Beltrame, le premier couple honoré par l’Église comme bienheureux, tels de possibles et lointains cousins. Il s'est préparé au mariage avec un sérieux qui force mon admiration et dont témoigne la superbe déclaration d'intention qu'il m'a envoyée quatre jours avant l'attentat.
L'offrande héroïque et libre de sa vie, les innombrables prières et messes qui sont lancées au Ciel du monde entier pour lui, le sacrement des malades, et la bénédiction à l'article de la mort que j'ai pu lui offrir à l’hôpital, peuvent vous donner l'espérance ferme de son bonheur éternel. Ces dernières prières furent alternées avec vous, alors que vous teniez la main d'Arnaud, scellant à jamais en Dieu, votre amour et la communion de vos âmes.
Alors, écoutez ces mots qu'il aurait pu vous adresser, chère Marielle, et nous dire à tous :
« Ne pleure pas si tu m'aimes ! Si tu savais le don de Dieu et ce que c'est que le Ciel ! Si tu pouvais d'ici, entendre le chant des Anges et me voir au milieu d'eux ! Si tu pouvais voir se dérouler sous tes yeux les horizons et les champs éternels, les sentiers où je marche !
Si, un instant, tu pouvais contempler, comme moi, la Beauté devant laquelle toutes les beautés pâlissent ! Quoi ! tu m'as vu, tu m'as aimé dans le pays des ombres, et tu ne pourrais ni me revoir, ni m'aimer encore dans le pays des immuables réalités ?
Crois-moi, quand la mort viendra briser tes liens comme elle a brisé ceux qui m'enchaînaient, et quand un jour que Dieu connaît et qu'il a fixé, ton âme viendra dans le Ciel où l'a précédée la mienne, ce jour-là, tu reverras celui qui t'aimait et qui t'aime encore, tu en retrouveras les tendresses épurées.
A Dieu ne plaise qu'entrant dans une vie plus heureuse, infidèle aux souvenirs et aux joies de mon autre vie, je sois devenu moins aimant ! Tu me reverras donc, transfiguré dans l'extase et le bonheur, non plus attendant la mort, mais avançant d'instant en instant, avec toi qui me tiendras la main, dans les sentiers nouveaux de la Lumière et de la Vie... Alors, essuie tes larmes et ne pleure plus, si tu m'aimes2. »
Chère Marielle, la fécondité de votre amour se mesure déjà dans les incroyables témoignages venus du monde entier depuis quelques jours, de tous ceux qui ont été émus et fortifiés dans leur foi par le sacrifice d’Arnaud. Voici vos enfants. Bien sûr, en ce jour de larmes, pareille épreuve est infiniment mystérieuse. Mais vous n’êtes pas seule. Dieu pleure avec vous, comme il a pleuré devant le tombeau de Lazare (Cf. Jn 11, 35) !
Et puis, regardez ! Vous êtes entourée par une immense compassion de tout un peuple, unanime à admirer le geste du colonel et à comprendre l'immensité de votre douleur ; une foule gonflée d'espérance dans le message que son sacrifice offre à la France. L'héroïsme est possible. Notre pays en a besoin pour être sauvé de la médiocrité de l'individualisme qui blessait son cœur de gendarme.
C'est à nous tous enfin qu'il s'adresse. Sa quête spirituelle tardive, j'en suis témoin, lui a montré que tout ce qui n'est pas de l’éternité retrouvée est du temps perdu3. Le monde qu'il a quitté privilégie l'urgent sur l'essentiel. Retrouvons comme lui l'urgence de l'essentiel4.
Dans leur maison, bénie le 16 décembre dernier, Arnaud et Marielle avaient réservé une pièce pour en faire un oratoire où ils priaient en couple. Alors je vous en supplie, frères et sœurs, à l’approche de Pâques, veillez dans la prière !
Arnaud, Marielle et moi avions partagé qu'on ne triomphe pas d'une idéologie avec seulement des armes et des ordinateurs. On la terrasse avec des convictions spirituelles. La foi catholique qu'il a redécouverte, les merveilles chrétiennes de l'histoire de France qui le passionnaient, sont le meilleur bouclier contre la folie des croyances assassines qui tuent et veulent tuer encore.
Mais soyons persuadés que ce combat spirituel se gagne avec la charité et non avec la haine. « Au soir de notre vie, nous serons jugés sur l'amour5 » que nous aurons donné ou au contraire sur l'égoïsme, la colère et l'orgueil que nous aurons mis en toutes choses. Alors, puissent les soldats qui risquent leur vie avec courage pour la défense de la France, et nos concitoyens, en ces années troubles de notre histoire, être des instruments de la paix.
Comme Arnaud et avec lui, là où est la haine, mettons l'amour. Là où est l'offense, mettons le pardon. Là où est la discorde, mettons l'union. Là où est l'erreur, mettons la vérité. Là où est le doute, mettons la foi. Là où est le désespoir, mettons l'espérance. Là où sont les ténèbres, mettons la lumière. Là où est la tristesse, mettons la joie.
Que chacun ne cherche pas tant à être consolé qu'à consoler, à être compris qu'à comprendre, à être aimé qu'à aimer. Car c'est en se donnant que l'on reçoit, c'est en s'oubliant qu'on se retrouve soi-même, c'est en pardonnant que l'on obtient le pardon, c'est en mourant que l'on ressuscite à la Vie éternelle6.
Vivons cela, et le sacrifice admirable du colonel Beltrame n'aura pas été un feu de paille émouvant, mais l'étincelle d'une renaissance ; alors la France, qu'il a servie avec passion dans la gendarmerie, cheminera vers la paix. Ainsi soit-il !

帰天したアルノ・ベルトラム大佐のカトリック信仰については、きょうび21世紀のフランスでは「わかるひとにしかわからないネタ」ですし、まして極東の異教国である日本国ではこの話題に文字数を浪費する気はまるでない(失笑)。ですから、報道の波にはなかなか乗らないポイントですが、おロマンチック好きなフランスでは彼が今年6月9日に結婚することになっていたということは政教分離がしっかりしているテレビ局や新聞でも紹介されました。

この今年6月9日の彼の「結婚」は重箱の隅を突っつくと、日本人にはわかりにくいネタになりますが、宗教婚であり、彼は既に市民婚を終え、同居している奥様がいらっしゃる。その奥様と今年6月に故郷にある教会でカトリックでいう「婚姻の秘跡」にあずかることになっており、今は奥様と二人、勤務地近くにお住いの神父様と共に婚姻準備をしていたとのこと。そのこともあり、テロ直後、病院に運ばれてからアルノ・ベルトラム隊員の病床には奥様と神父様(お名前はJean-Baptiste、=洗礼者ヨハネ)がつきっきりで、まずは病者の塗油の秘跡を行い、続いて婚姻の秘跡を神父様が与えられました。そして、テロの翌日、土曜の朝5時半頃、アルノ・ベルトラム隊員の霊魂は天に帰られました。



なんだか、ぢぃいいいん。

このアルノ・ベルトラムさん、45歳。
カトリックの信仰と向き合ってたった10年。
理由はわからないけれど、カトリックの生活宗旨を守る夫妻の子として生まれながらも、アルノさんはまったくカトリックによる共和国教育と同時進行の要理教育を受けずに成人し、イラクやアフガニスタンへの海外派兵を経験したことをきっかけに35歳になってカトリック教会の門扉を叩いたそうです。だから、普通、幼児洗礼だったら7歳くらいであずかる初聖体式に35歳であずかり、この時、同時に堅信の秘跡にもあずかったという話もある。へぇ、そうなるとココんちの仏人♂と信仰歴が似通っていたりします。ココんちの仏人♂は幼児洗礼のみで、両親の離婚が原因でまったく教会での要理に参加せず成人。30歳を過ぎて、アルことをきっかけにカトリック教会にしぶしぶ行くようになり、堅信を受けなければならないハメに。その時に教区から洗礼証明書提出を請求され、親から聞かされていた自分が受洗した教会に証明書発行を願い、取り寄せたら、そこには堅信より先に受けていなければならない初聖体の秘跡にあずかったという記録がない。だから、堅信式で同時に初聖体式にもあずかったのでした。普通なら所属教会の主任司祭にいただく初聖体も、こういう事情だと司教様から初めてのご聖体をいただけるというおいしさがあるの。アルノさんの初聖体の背景もおそらく似通った事情でしょうね。

と、ココまでタイプしたところで、こんな話はカトリックの信者さんやらカトリックのガッコに通い、周囲にいる信者のクラスメートの口から洩れない限り、「よくわかんない話」であります。

弱者の身代わりになっての殉教となると、日本にもゆかりある聖マキシミリアノ・コルベ師のアウシュヴィッツ収容所での帰天と重なり、このアルノ・ベルトラム氏の殉職直後からコルベ師とリンク付けした話題が電脳域を飛び交ってもいました。ベルトラムさんは事件があったスーパーのレジの女性の身代わりになったそうです。カルカッソンヌから1000㎞以上離れたブルタアニュの小村に住むベルトラムさんの母上が「彼は自分の職務のミッションを果たしたのです」とおっしゃったことがとても印象に残りました。

で、きょうは聖金曜日。
まもなくココんちあたりは午前9時。
イエスさまの裁判が始まる時間です。

この一週間、イエスさまのご復活に至るまでの話と同時進行でいろいろあり、考えさせられてばかりいますが、これも私にとって偶然、苦痛であっても、天においては必然であり、あらゆることに意味連関を成しているのです。キリッ

実はもひとつネタがあるけれど、そりはユダヤん方面なのでまた別に、そのうち。



le 30 mars 2018, vendredi saint



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by ma_cocotte | 2018-03-30 15:34 | actualite 現時点の現場から | Comments(0)
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